Ils innovent


La Trichothérapy de Jill Andrieu, un soin énergétique pour le cheveu

14 septembre 2015
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Jill Andrieu a longtemps travaillé comme coiffeuse mode et studio, notamment chez Alexandre de Paris. Puis, en décalage avec sa pratique et avec le genre humain, elle commence à s’intéresser à la psychologie jungienne. Au fil des rencontres, elle comprend que le cheveu est à l’image de notre santé et que, dans notre société en stress, le zen a toute sa place. Elle invente alors la Trichothérapy, un soin énergétique aussi bon pour le cheveu que pour le moral. Rencontre.

FAB : Comment se déroule un rendez-vous avec vous ?

Jill Andrieu : Je reçois dans mon appartement, dans un cabinet dédié. Une consultation dure environ 1h30. Il y a d’abord un massage avec une gestuelle spécifique. Puis, la coupe au tanto (petit sabre japonais) dynamise le bulbe pileux, envoie des vibrations dans le liquide céphalo-rachidien qui se répandent dans tout le corps. Enfin, le protocole se clôt avec l’harmonisation au rasoir que je tiens à 90° afin qu’il ne coupe pas mais resserre les écailles du cheveux. Cela s’apparente plus à un soin. En revanche, à la demande, je peux bien sûr effectuer une coupe esthétique car pour se sentir bien, une femme doit aussi se sentir belle.

FAB : Certaines personnes sont-elles moins réceptives ?

Jill Andrieu : Celles qui viennent me voir sont en général ouvertes. Pour les autres, je les enveloppe de beaucoup de chaleur, d’écoute, de bienveillance. Je les incite à lâcher prise, à aller se rencontrer.

FAB : Que se passe-t-il ensuite chez les clients ?

Jill Andrieu : Les cheveux sont plus beaux, plus brillants. Un mouvement de vie se réinstalle car le cheveu est un capteur d’énergie sensorielle et émotionnelle. Si quelqu’un a une chute de cheveux suite à un choc émotionnel, on constate une repousse dans les jours qui suivent.

FAB : Ce type de soin crée-t-il une relation particulière au client ?

Jill Andrieu : Dans l’instant T, oui, cela peut être très intense, basculer dans l’émotion. Mais la personne doit rester un client. Je me dois de toujours ramener la personne à elle-même, de ne pas créer de dépendance. Cela ne serait pas très sain.

FAB : Vous prend-on parfois pour une illuminée ?

Jill Andrieu : Si par « illuminée », vous voulez dire « pleine de lumière », je suis d’accord. Mais je ne suis pas un gourou, j’ai les pieds sur terre, je travaille avec mes mains et j’obtiens des résultats concrets.

Marie Tourres
Crédits photo ©Collectif Lilith ©JH Rochereuil

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